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Commentaire d’Évangile du 21 février 2021

1er dimanche de carême, année B. Les peuples du Proche-Orient antique avaient gardé dans leur mémoire collective le souvenir d’une inondation catastrophique recouvrant « toute la terre ». La Bible en a fait le début de l’aventure de l’Alliance.

Sous le signe de l’arc-en-ciel

Noé, juste au milieu d’une humanité dévoyée, « avait trouvé grâce aux yeux du Seigneur » (Genèse 6,8). Il devient l’instrument d’un « sauvetage » de l’humanité et de la création. Grâce à l’arche, refuge pour lui et sa famille, Noé devient un « nouvel Adam », père d’une humanité nouvelle. Au terme du déluge, il offre un sacrifice au Seigneur, et celui-ci conclut une alliance universelle et cosmique.
Dieu s’engage : l’homme et la création réconciliés seront protégés d’un cataclysme universel. Ils seront libérés de la violence, car le sang de l’homme ne doit pas être versé.
L’arc-en-ciel dans la nuée, « pont » entre le ciel et la terre, sera le signe de la bienveillance de Dieu.

Sous le signe de la Croix

Dans les catacombes de Rome, Noé est représenté dans une arche schématique au milieu des eaux : rapprochement entre le patriarche qui sauva la vie sur la terre et Jésus qui ouvre les portes de la vie éternelle par sa Pâque. La comparaison est confortée par la similitude de matériau dans les deux cas : le bois de l’arche et de la croix.
Plus encore que Noé, Jésus est le «dernier Adam, esprit vivifiant» (1 Corinthiens 15, 45), initiateur d’une humanité réconciliée avec Dieu, avec elle-même et avec le monde créé.
Nous avons à traduire l’universalité de l’Alliance en Christ par notre ouverture missionnaire et notre respect de la nature appelée elle aussi à « entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu » (Romains 8, 21).

Sous le signe du baptême

L’apôtre Pierre, dans sa catéchèse baptismale, confirme que le « sauvetage » des eaux du déluge est « une image du baptême qui nous sauve maintenant ». Passant à travers l’eau, nous sommes libérés du péché et de la mort pour une vie nouvelle. Nous sommes les prémices d’une humanité neuve et les acteurs d’un monde nouveau.
Dieu a promis que le déluge d’eau ne se reproduirait plus. Mais des « déluges » d’un autre type ont ravagé et ravagent encore la terre… Les chrétiens ont vocation d’être les sauveteurs de leurs frères.
Il est écrit sur la médaille des justes d’Israël : « Celui qui sauve un homme, sauve toute l’humanité! »… L’Église est une «arche» pour la terre.

Signes d’Aujourd’hui

1re Lecture: Genèse 9,8-15

Le 1er dimanche de carême B ( 21 février 2021), la 1ere lecture est tirée du Livre de la Genèse. L’histoire de Noé et de son arche est celle d’un sauvetage suivi d’une alliance et d’une promesse de Dieu.

Les premières générations de l’humanité avaient gardé le souvenir de grandes inondations. Comme pour tous les cataclysmes, une explication empirique et naïve y voyait un châtiment des actions mauvaises commises.

Dans le cycle de Noé, la Bible a repris ce genre de récit, mais pour l’ouvrir à l’espérance, en révélant un Dieu qui désire la vie, pleinement, des plus petites bestioles jusqu’aux humains. Même les phénomènes atmosphériques, comme l’arc-en-ciel, sont mis au service de ce message.

Dans la suite de ces dimanches de Carême, les premières lectures présentent la succession des Alliances de Dieu avec l’humanité, depuis le temps de Noé jusqu’à la promesse de l’Alliance Nouvelle et définitive en Jésus.

Signes d’Aujourd’hui

2e lecture : 1 Pierre 3,18-22

Les bienfaits de Dieu dans le passé annonçaient ceux d’aujourd’hui. L’apôtre le montre à propos du déluge et du salut de Noé. Cette seconde lecture lue le 1er dimanche de carême B (21 février 2021) est tirée de la première lettre de saint Pierre.

Noé, le baptême chrétien, la résurrection de Jésus : l’apôtre nous transmet la clé pour lire la Bible, car il montre le lien entre des événements parfois fort éloignées dans le temps ou par leurs formes. Ce lien, c’est l’action de Dieu, qui arrache ses fidèles à toutes les formes de mort, celle du déluge, celle du tombeau, celle de l’humanité prise dans les filets du mal.

Cette lecture rappelle aussi le sens premier du Carême, qui est le temps de la préparation immédiate au baptême pour les adultes et les jeunes, toujours plus nombreux à le demander. Nos communautés sont invitées à reprendre à leur compte cette même démarche.

Signes d’Aujourd’hui

Évangile : Marc 1,12-15

Le premier dimanche de Carême, cette année le 21 février 2021, comporte chaque année la présentation du modèle de ce temps liturgique : le séjour de Jésus au désert.

Tout est rapide et direct dans l’Évangile selon saint Marc, très peu de discours, mais beaucoup d’action, et quelle révélation concrète ! Jésus vient d’être baptisé : ce fut la manifestation de son identité comme Fils de Dieu. Après cette traversée de l’eau, il vient au désert, comme le Peuple après l’Exode.

Au désert, il se montre fidèle au Père et aussitôt l’harmonie de la création est rétablie, car la pensée organisatrice de Dieu est à nouveau respectée. C’est une loi d’harmonie, qui propose un ordre bienfaisant pour tous les êtres, depuis les bêtes sauvages jusqu’aux créatures célestes. C’est cela, le Règne de Dieu. Voici que ce Règne fait irruption dans notre monde et il est tout entier présent en une personne, Jésus. La conséquence est évidente : convertissez-vous à ce Jésus. C’est ce que nous avons fait, en reprenant à notre compte les engagements de notre baptême.

Le carême nous y rend à nouveau attentifs : qu’avez-vous fait de cet engagement à la suite du Christ, sur un chemin de vie ? Convertissez-vous !

Signes d’Aujourd’hui

 

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