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Commentaire des textes du 1er novembre 2020

En cette fête de tous les Saints, mettons en lumière le beau visage de celles et ceux qui ont marqué notre histoire et la vie des chrétiens.

Arrêtons de considérer la Toussaint comme une Journée lugubre et maussade: Toussaint-la-grisaille, Toussaint-les-larmes, Toussaint-les chrysanthèmes!
L’Église aujourd’hui ne nous parle que de Bonheur: c’est Toussaint-les-Béatitudes (9 fois le mot “heureux” éclate dans l’Évangile), c’est Toussaint-la-Fête! Notre fête! (Bonne fête donc!) et leur Fête, celle de nos défunts bien-aimés.

C’est notre fête

Les saints sont parmi nous: ce sont ceux qui essaient de vivre tout simplement les béatitudes. On leur a rayé leur voiture, ils n’en font pas une maladie: ils sont des pauvres en esprit.
On se fâche devant eux, ils calment le jeu: ils sont les doux de l’Évangile. Vous leur parlez des méchants, ils les excusent: ils sont miséricordieux. Vous leur parlez des injustices, ils militent dans un syndicat: ce sont des affamés de justice. Ils zappent devant les violences et l’indécent de la télé: ce sont des purs.
Un petit garçon, un jour de Toussaint, a offert un bouquet à sa grand-mère:
“Mamie, bonne fête, tu es la sainte de la famille!” Cette sainteté-bonheur est à portée de tous. Saint Paul n’appelait-il pas “saints” ses paroissiens et même les dockers de Corinthe qui n’étaient pas des enfants de Marie!
Tous, nous pouvons être des saints dès ici-bas. Mieux: tous, nous sommes déjà des saints parce que travaillés par la grâce de l’Esprit.

C’est leur fête

C’est grande fête aujourd’hui dans l’Au-delà: grâce aux prières de l’Église beaucoup de nos défunts entrent dans la joie céleste. Cessons de nous apitoyer sur ces “pauvres morts”, tellement plus heureux que nous. Puisse notre foi nous aider à dépasser notre peine, pour nous réjouir de leur joie: “Si vous m’aimiez, disait le Christ à ses apôtres, vous vous réjouiriez de ce que je m’en vais vers mon Père”.
Ces saints que nous fêtons aujourd’hui, ce sont ces humbles, ces sans grade, ces petites gens qu’on n’a jamais vus à la télé, mais qui étaient ces détachés, ces doux, ces pacifiques, ces miséricordieux, ces purs, ces affamés de justice célébrés par les Béatitudes. C’est cette mère de cinq enfants qui est aussi catéchiste; ce sont ces parents qui entourent d’amour l’enfant handicapé pendant toute une vie; c’est ce jeune qui part en coopération, ou dans les Indes avec les petites sœurs de Mère Térésa.
Saints terriblement sympathiques parce qu’ils sont de chez nous, de notre famille, de notre quartier, saints terriblement intéressants car ils nous aiment et prient pour que nous devenions des saints!

1re lecture: Ap 7,2-14

Comment décrire le bonheur des martyrs et des saints dans leur condition céleste, donc invisible ? Le prophète recourt pour cela à une vision.

Les premières persécutions avaient fait de cruels ravages dans les communautés chrétiennes. Elles étaient encore si jeunes ! Allaient-elles disparaître, à peine formées ? Les visions du prophète chrétien apportaient un message d’espérance, dans cette épreuve. C’est un langage codé, il évoque Rome, persécutrice des chrétiens, sans la nommer directement, en lui appliquant le qualificatif de Babylone.

La révélation proclamée est celle de la victoire de l’Agneau. Quel paradoxe ! L’Agneau a lui-même été immolé. Mais c’est l’Agneau de la Pâque définitive, le Ressuscité. Il a tourné le chemin de mort en route de vie pour tous ceux qui le suivent, en particulier par le martyre, et ils sont nombreux ; ils participent désormais à son triomphe, dans une fête éternelle.

2e lecture: 1 Jn 3,1-3

Depuis notre baptême, nous sommes appelés enfants de Dieu et notre avenir en est marqué pour l’éternité

Second message d’espérance. Il répond à nos interrogations sur le sort des défunts. Que sont-ils devenus ? Comment le savoir, puisqu’ils ont disparu à nos yeux. Et nous-mêmes, que deviendrons-nous ?

La réponse est une déduction tout à fait logique : si Dieu, dans son immense amour, fait de nous ses enfants, il ne peut nous abandonner. Or, en Jésus, nous voyons déjà à quel avenir conduit l’appartenance à la famille divine : nous lui serons semblables.

Évangile: Mt 5,1-12

Quel avenir Dieu réserve-t-il à ses amis, dans son Royaume céleste ? Il est lui-même source de joie et de bonheur pour eux.

Les Béatitudes révèlent la réalité mystérieuse de la vie en Dieu, commencée depuis le baptême. Aux yeux du monde, ce que les serviteurs de Dieu endurent, ce sont effectivement des formes de mort : être  pauvre, subir les épreuves (ceux qui pleurent) ou la privation (avoir faim et soif ) de justice, être persécuté, être partisan de la paix, de la réconciliation et de la miséricorde, dans un monde de violence et de profit, tout cela apparaît comme non-rentable, voué à l’échec, et donc à la mort.

Mais qu’en pense le Christ ? Lui au contraire proclame heureux tous ses amis que le monde méprise et considère comme morts, il les console, les rassasie, les appelle fils de Dieu, les introduit dans le Royaume et la Terre promise.
La Toussaint nous ouvre ainsi l’esprit et le cœur aux conséquences de la résurrection. Ce qui s’est passé pour Jésus s’est aussi réalisé pour ses bien-aimés, nos ancêtres dans la foi, et nous concerne également : sous les feuilles mortes, sous la pierre de la tombe, la vie continue, mystérieuse, pour se révéler au grand Jour, quand les temps seront venus. Pour Jésus, ce fut le troisième jour, pour ses amis ce sera plus tard.

 

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