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Commentaire des lectures du 11 octobre 2020

Voici un commentaire de Joseph Proux pour l'évangile de ce 27e dimanche du temps ordinaire.

Nombreux sont ceux qui se plaignent, au moins de temps en temps, d’être débordés de travail ? Aujourd’hui, celui qui avouerait avoir du temps passerait presque pour un marginal ! La parabole de l’évangile que nous venons de lire pourrait s’intituler : “Les débordés ne vont pas à la noce !”.

Quand Dieu invite

Une invitation à un repas de noces, cela ne se refuse pas. Décliner l’invitation sans raison est blessant… On est surpris, presque incrédule, devant l’attitude désinvolte et même violente des invités de la parabole qui se défilent pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Les noces dont il est question ici sont l’Alliance d’amour entre Dieu et l’humanité. Par l’envoi répété de serviteurs, le Seigneur n’a cessé de convier son peuple au bonheur. Les premiers invités, premiers choisis, se sont rendus “indignes” de cet appel. Sont-ils les seuls ? Nous sommes nous aussi des “premiers invités”. Comment accueillons-nous l’invitation divine et ses porteurs ? En tout cas, l’Évangile nous livre une certitude : la salle des noces sera comble. Le dessein de Dieu se réalisera, même avec des convives que nous estimions imprévus…

Tous sont invités

Finalement, Dieu a décidé de ne pas trier ses invités, d’où qu’ils viennent. Même les pécheurs sont attendus. L’invitation de Dieu est gratuite ; elle est exigeante aussi. Le “vêtement de noces” est un “habit de cœur”, une parure de fête. Ne serait-ce pas Dieu lui même qui fournit cet habit ? “Vite, apportez la plus belle robe et habillez-le !”, dit le père de la parabole en retrouvant son fils cadet revenu de sa misère. Laissons-nous revêtir de pardon et de joie ! L’Eucharistie qui nous rassemble aujourd’hui est une célébration de noces. Le Repas du Seigneur est la fête de son amour : “Il a aimé l’Église et s’est livré pour elle” (Éphésiens 5, 28). Si tous les baptisés invités ne sont hélas pas venus, trop occupés à autre chose, nous qui sommes ici, savourons ce bonheur de foi, de réconciliation et de don de soi. Tous doivent être invitants La tâche des messagers n’a jamais été de tout repos ! Les parents, les catéchistes, les responsables d’Églises et chaque chrétien en font l’expérience. Dieu invite, mais il veut avoir besoin de nous. Sommes-nous assez invitants sur les routes de la vie ? Nous avons à transmettre un appel qui vient de plus loin que nous et qui n’est pas que pour nous, un faire-part pour tous les invités de la dernière chance.

1e lecture : Is 25,6-9

Dans son immense désir de communion avec nous, Dieu a patiemment préparé la table, pour nous recevoir chez lui.

Le peuple de la première Alliance gardait en mémoire, grâce aux prophètes, le souvenir d’un repas de Dieu, sur la montagne, au début de la longue marche au désert. Moïse était monté avec les Anciens d’Israël, “ils contemplèrent Dieu, puis ils mangèrent et burent” (Exode 24,3-11). Comme tous les autres moments de la sortie d’Égypte et du séjour au désert, ce repas était une des expressions majeures de la communion de Dieu avec son peuple et les prophètes annonçaient que Dieu allait renouveler cette action. Or dans l’annonce d’Isaïe, la liste des invités s’est allongée à l’infini : ce repas promis ne concerne pas seulement les Anciens, ni même le seul Peuple d’Israël,mais tous les peuples. Comme pour toutes les autres réalités de l’Alliance, c’est Jésus qui a accompli ces promesses des prophètes.

2e lecture : Ph 4, 12...20

L’apôtre évoque en quelques mots les conditions de vie qui étaient les siennes, quand il partait en mission.

La dernière partie de la lettre aux Philippiens est un billet de remerciement à cette communauté. Paul y fait mention des secours et du soutien qu’il a obtenus d’elle dans ses voyages missionnaires. Il explique aussi qu’il a appris à vivre à la dure, sans mépriser les moments plus confortables. Comme pour tous les autres aspects de l’existence, il désigne Celui qui “lui donne la force” et le rend capable d’accomplir sa mission, Dieu.

Evangile : Mt 22,1-14

Toutes les initiatives de Dieu sont comme résumées dans la parabole du grand repas de noces, qui annonce l’eucharistie.

Dans cette parabole, il ne s’agit pas de n’importe quel festin, mais d’un repas de noces, donné par le roi, et cela, en l’honneur de son fils. Le thème des noces correspond au signe de Cana (Jean 2,1-12) et le titre de roi suggère Dieu lui-même, seul véritable roi pour son peuple.

Non seulement Jésus a annoncé le message de cette parabole, mais il est passé aux actes. Dans les rassasiements de la foule, sur la montagne, quand il rompit le pain pour les cinq mille en territoire juif (Marc 6,30-44) et pour les quatre mille en pays païen (Marc 8,1-10), il manifestait que son invitation s’étendait à tous les peuples, comme l’avait annoncé le prophète. Par le thème du repas, il exprime aussi très concrètement en quoi consiste l’offre de Dieu: il ne lui suffit pas que son peuple se tienne à distance, dans la crainte, comme au pied du Sinaï (Exode 19,10-15), il le veut à sa table.

À présent, c’est le repas du Seigneur chaque dimanche, pour tous les peuples de l’univers. Chacun est invité. Certains refusent. D’autres se convertissent et donnent leur foi à l’hôte divin, qui les accueille par le vêtement blanc du baptême.

 

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