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COMMENT RENDRE A CESAR, SANS OUBLIER DIEU?

"Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu , ce qui est à Dieu".

Cette réponse fulgurante de Jésus, à propos des obligations de citoyens, est devenue un adage.

Elle nous rappelle que chacun, là où il est, a des obligations et des comptes à rendre.

Nul ne vit pour soi et seul!

La mentalité individualiste prone le "ce que je veux, quand je veux, comme je veux".

Jésus est soumis à un cas pratique: faut il payer l'impôt à l'Empereur?

Il est sommé de prendre parti.

S'il dit "non", il sera soupçonné d'attiser la rébellion.

S'il dit "oui", il sera considéré comme un collaborateur, un traitre à la nation juive.

Piège fermé!

La réponse de Jésus le déjoue.

César (l'Etat) n'est pas Dieu. C'est le temps, le monde, la communauté humaine et politique dans lesquels nous vivons concrétement.

Avec leurs lois, leurs règles, leurs institutions..

En tant que chrétien et citoyen, je ne peux vivre à côté.

Sinon, on devient une secte..

Dans l'Etat de Droit qui est le notre, il y a des instances de représentation, de propositions, de protection, de recours..

A nous d'y être présents, si c'est possible, ou de les faire jouer.

Surtout, si je conteste ou ne suis pas d'accord.

Si la loi ouvre des choix (entre autres éthiques) que je désaprouve, je ne suis pas obligé de les mettre en oeuvre.

La clause de conscience n'est pas réservé qu'aux médecins.

Même en son temps, St Paul recommendait de prier pour les gouvernants.

L'Eglise continue.

C'est dans le contexte historique, politique, légal, que je dois, en même temps , rendre compte à Dieu.

Il n'est pas à côté, dans un domaine à part...

Il me demande, sans cesse, comment je m'acquitte de mes devoirs de citoyens et de mes obligation personnelles en matière de probité, de générosité, de fraternité, de respect, de justice....

En tant que chrétien, je ne suis pas quitte envers mes devoirs sous pretexte que j'ai seulement appliqué la loi.

Notre foi n'est pas un catalogue de prescriptions.

Un verbe essentiel: "Tu aimeras.."

Deux commandements semblables:

"Tu aimeras Dieu"; Tu aimeras ton prochain, comme toi-même".

St Augustin les résumait: la mesure d'aimer est d'aimer sans mesure".

 

Père Dominique Sentucq

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