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Commentaires des lectures du 27-9-2020

Voici des idées pour bâtir un partage à partir de l'Évangile de Matthieu 21,28-32.

- Une parole équivaut parfois à un acte. Mais il arrive aussi que nous parlions pour nous disperser d’agir. Dans la parabole des deux fils, c’est l’action qui s’avère décisive en ce sens qu’elle annule, en quelque sorte, la parole qui la précède. Chrétiens, nous sommes invités à rechercher en toute circonstance un maximum de cohérence entre nos propos et nos actes, à l’instar de Jésus lui-même : “Le Fils de Dieu, écrit l’apôtre Paul, n’a pas été Oui et Non, mais il n’a jamais été que Oui. Et toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur Oui dans sa personne” (2 Corinthiens 1,19-20).

- Implicitement, Jésus assimile les publicains et les prostituées au premier fils, alors qu’il reproche aux chefs des prêtres et aux anciens de se comporter comme le second fils. Or ces derniers représentent l’élite religieuse du peuple, qui n’a que mépris pour les publicains et les prostituées.
Jésus oppose à une observance formaliste de la Loi, insensible aux signes prophétiques (telle la prédication de Jean Baptiste), l’aptitude à la conversion qui caractérise les pécheurs touchés par la parole des envoyés de Dieu. On retrouve cette opposition dans plusieurs paraboles, notamment celle qui, dans l’évangile de Luc, met en scène un pharisien et un collecteur d’impôts (18,9-14).

1e lecture : Ez 18,25-28

Dieu nous attend, patiemment et obstinément. Il n’est jamais trop tard pour revenir à lui.

Cet appel à la conversion est la conclusion d’un long enseignement sur la responsabilité personnelle. Dieu fait savoir, par son prophète, que “le fils ne doit pas porter la faute de son père, ni un père la faute de son fils”. L’exhortation s’achève par ce pressant appel : “convertissez-vous et vous aurez la vie !” (v. 32). L’extrait proposé commence par quelques mots du v. 23, mais toute la phrase est importante, elle est une des révélations les plus fortes de tout l’Ancien Testament : “Je ne prends aucun plaisir à la mort du méchant, ce que je désire, c’est qu’il se détourne de sa conduite pour qu’il vive !” Dieu est un Dieu de vie, qui revient inlassablement vers le pécheur pour l’appeler, car il voudrait l’arracher à la mort, mais Dieu respecte la liberté personnelle de chacun, l’amour ne se force pas.

2e lecture : Ph 2, 1-11

Comment parvenir à la concorde et à l’unité dans nos communautés ? Le comportement du Christ lui-même nous indique le chemin.

L’apôtre introduit le propos retenu pour cette lecture par une formule signifiant à peu près ceci : “S’il y a une recommandation à faire, c’est bien ce que je vais vous dire maintenant”. Il s’agit de la bonne entente et de l’unité dans les communautés chrétiennes. C’est la chose la plus menacée dans toutes les sociétés humaines, mais aussi la plus importante, pour laquelle Dieu s’est complètement investi, jusqu’à nous envoyer son propre Fils, “pour rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés” (Jean 11,52).

Le prix à payer pour y parvenir, c’est l’humilité, un mot devenu rare dans notre culture de publicité, qui, au contraire, flatte l’individu. L’apôtre définit cette attitude : “que chacun estime les autres supérieurs à soi”. Si on hésite à les estimer supérieurs, qu’on les tienne au moins pour égaux ! Pour montrer l’importance de ce comportement, mais aussi son efficacité, Paul recourt au meilleur exemple qui se puisse donner, celui du Christ. Cette partie de la lecture est proclamée chaque année le dimanche des Rameaux.

Evangile : Mt 21,28-32

Sans se lasser, Dieu propose son alliance, et cela, sans aucune discrimination, car il s’adresse à toute l’humanité.

Dans la parabole, le deuxième fils représente le peuple juif. L’aîné, c’est le peuple non-juif, c’est-à-dire tous les païens. Dieu s’était révélé à ceux-ci à travers ses œuvres, mais ils se sont livrés à l’idolâtrie (Romains 1). Maintenant, ils se convertissent au Christ, tandis que le “second fils”, qui avait accepté l’Alliance et la Loi, dit non au Christ.

Les publicains étaient des Juifs qui s’étaient mis au service des païens et le qualificatif de prostituée désigne souvent, dans la Bible, les adorateurs d’idoles, donc les païens. Les plus méprisés ont donc su accueillir les appels à la conversion.

 

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