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Commentaire des lectures du 16 août 2020

20è dimanche du temps ordinaire

Cette rencontre d’évangile n’a, a priori, rien de favorable. Jésus se dirige vers Tyr et Sidon, mais une Cananéenne l’aborde pour lui demander la guérison de sa fille. Jésus ne répond pas. La demande de la femme est une belle prière, traduisant toute l’audace de la foi : elle reconnaît en Jésus le Seigneur, le fils de David, et elle met toute sa confiance en lui.

On raconte qu’un jour, en Bretagne, un Sri Lankais entre dans une église et se recueille profondément. Après sa prière, un chrétien qui se trouve là entame avec lui une conversation amicale, et apprenant sa nationalité, lui demande s’il est chrétien. “Non”, lui répond cet homme. “Pourquoi venez-vous prier dans une église ?” – “Je suis venu prier notre Dieu!”

Croire à l’amour de Dieu

Une Cananéenne aborde Jésus pour lui demander la guérison de sa fille “tourmentée par un démon” (sûrement plus malade que possédée). Les Cananéens de l’époque du Christ, rescapés de l’Histoire, étaient considérés comme des païens, traités comme des “chiens” par les juifs ! Pourtant, la requête de cette femme est une prière de foi : elle invoque Jésus comme Messie, “fils de David”, et “Seigneur” !
Avec une répartie et un à-propos admirables, elle fait valoir timidement son droit à profiter des “miettes”. Elle croit que Dieu est universel en son amour. Jésus, émerveillé par sa foi, la fait asseoir à la table de Dieu!

Partager le pain des enfants

Sans aucun doute, ce récit consigné par Matthieu s’adressait à des juifs convertis, à une époque où les “païens” venaient nombreux vers la jeune Église. Ceux-ci n’étaient pas toujours bien accueillis, suspectés de venir “manger le pain des judéo-chrétiens !”
Qui sont-ils ces “païens” d’aujourd’hui qui frappent à la porte de l’Église ? Membres d’autres religions en dialogue, marginaux de la foi, adeptes de superstitions, baptisés non catéchisés, indifférents que la question de Dieu intéresse pourtant…
Lorsqu’ils s’approchent pour voir, écouter, dialoguer, prier, trouver un réconfort, comment les accueillons-nous ? Ils sont présents dans nos assemblées lors des baptêmes, mariages ou sépultures, plus attentifs qu’on ne pense.
Qu’avons-nous à leur offrir ? Des miettes ou du pain ?

Vivre en frères universels

Ne pourrait-on pas trouver aussi dans cet accueil d’une Cananéenne par Jésus une contestation du racisme ordinaire ? “Je ne suis pas raciste, mais…!” A écouter la suite, on découvre quantité de préjugés et de rejets de l’autre, accusé de venir “manger le pain des Français”… Étrangers dans leur propre pays, des individus et des groupes sont marginalisés et se voient refuser l’accès au travail, à la sécurité, et à la dignité tout court.
Disciples de Celui qui s’est fait Frère universel, les chrétiens ont un témoignage spécifique à porter :
“Jésus Christ est le Seigneur de tous les hommes” (Actes 10, 36).

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