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Commentaire des lectures du 26 juillet 2020

17è dimanche du temps ordinaire

 

Pour vous aider à commenter la Parole de Dieu.

La recherche de trésors est très à la mode. Ce qui caractérise les chercheurs, c’est la passion de la découverte et de la possession de ces trésors pour lesquels ils sont prêts à tout sacrifier parfois.
Au temps du Christ, en Israël, les trésors ne devaient pas manquer, ensevelis dans les décombres des villes détruites par les guerres et les invasions fréquentes ou enfouis par leurs propriétaires dans l’espoir de les retrouver après la tourmente…
La parabole évangélique du trésor ne semble donc pas éloignée de l’actualité de cette époque et de la nôtre. Jésus lui confère cependant un caractère radical propre à signifier le Royaume qu’il annonce.

Le prix du Royaume

La joie de l’homme qui a trouvé le trésor et la passion qui l’anime indiquent clairement le prix exclusif qu’il y attache. Il ne peut plus s’en passer, au point de le préférer à tout.
Cette “outrance” même traduit, dans l’enseignement évangélique, la valeur suprême que représentent la parole, la présence et l’amour de Jésus Christ dans une vie. Avec sa passion pour le Seigneur, l’apôtre Paul écrivait : “J’ai tout perdu… afin de gagner Christ” (Philippiens 3, 8). Connaître le Christ est une richesse incomparable qui fait dire “avec joie” et avec action de grâces : “Quelle chance de t’avoir trouvé, Seigneur !”
Un jeune, au retour d’un pèlerinage à pied à Compostelle témoignait : “Désormais, le Christ est le plus important dans ma vie !”

Le Royaume à tout prix

Le découvreur de trésor et l’amateur de perle exceptionnelle ne tergiversent pas. On aurait presque l’impression, dans leur hâte, qu’ils “bradent” leur avoir à n’importe quel prix, pour se procurer trésor ou perle “à tout prix” ! Nous sommes peut-être surpris d’une telle folie. Nous aurions envie de calculer, de peser, de comparer. Nous dirions : “Est-ce bien raisonnable ?”
Jésus veut sans doute nous enseigner ici que l’entrée dans le Royaume requiert une décision forte, un choix radical qui implique forcément de quitter autre chose. Ce n’est pas un compromis. Avons-nous franchement fait le choix de la foi ? Beaucoup de chrétiens restent des tièdes, des demi convaincus, des demi engagés ou des pas engagés du tout, dans la mesure où ils cherchent à concilier le Royaume et tout le reste, le Royaume et son contraire par moment !
Nos choix évangéliques sont mûris dans la prière où, comme Salomon, nous demandons “un cœur attentif et le discernement” pour établir notre échelle des valeurs en regard du Royaume de Dieu.



 

1ere lecture: 1R 3, 5.7-12

Que convient-il de demander à Dieu dans la prière ? Quels bienfaits aimerait-il nous accorder ? La prière du jeune roi Salomon nous le révèle. Elle a plu à Dieu, qui l’a exaucée.

Dans l’histoire du premier Peuple de Dieu, deux rois ont dépassé tous les autres en renommée. Ce furent David et son fils Salomon. Tous deux ont pu maintenir le royaume dans l’unité. Ensuite, très vite est survenue la division en deux royaumes, Judée et Samarie. À chacun de ces deux rois on a reconnu très tôt une qualité majeure, qui est devenue comme leur attribut. David était le roi-pasteur et Salomon, le roi doué d’une grande sagesse, que la Bible a illustrée par le fameux jugement de Salomon (1 R 3,16-28, qui suit immédiatement l’extrait proposé ce dimanche). Cette sagesse est un don de Dieu.

2e lecture: Rm 8,28-30

Dieu nous veut infiniment de bien. C’est pourquoi, il nous a accueillis dans sa famille et nous a adoptés par le baptême. L’apôtre nous explique les conséquences de cette offre merveilleuse.

Lorsque nous professons, selon notre foi, que Jésus est sauveur et que Dieu nous sauve, que mettons-nous sous ces mots ? Si on compare le salut chrétien à un sauvetage en mer ou en montagne, à quels dangers le Christ nous a-t-il arrachés ? Dans quel refuge ou sur quel bateau nous a-t-il recueillis ? L’apôtre Paul nous donne les réponses. C’est à tous les dangers possibles que Dieu nous arrache, ou plutôt, il nous permet de traverser ces épreuves et d’en triompher : il fait tout contribuer à notre bien. Jésus en est l’exemple parfait, son passage par la mort est devenu chemin de vie. Quant au refuge où il nous accueille, c’est sa famille, il nous adopte, nous constituant sœurs et frères de notre aîné, Jésus. Avec cela, tout est acquis : la justification par rapport au mal et à notre culpabilité, et la gloire avec lui.

Evangile: Mt 13, 44-52

Quels effets l’annonce du Royaume des cieux peut-elle produire en nous ? Quels désirs peut-elle susciter en nos coeurs et nos esprits ? Jésus nous l’explique dans une troisième série de paraboles.

Dans les paraboles du Royaume des cieux Jésus a d’abord présenté l’action de Dieu, qui est celle d’un semeur généreux et patient, puis il a qualifié le dynamisme interne du Royaume, en le comparant à une semence et à du levain. Dans les deux premières paraboles de ce dimanche, Jésus oriente l’attention vers l’effet que produit le Royaume de Dieu sur ceux qui le découvrent : ce sont les paraboles du trésor et de la perle. Dans la dernière parabole, il présente l’aboutissement de toute l’œuvre entreprise, en comparant celle-ci à une pêche et au tri des poissons. Le propos correspond à la parabole du bon grain et de l’ivraie. Les comparaisons de la moisson et de la pêche nous deviennent familières, Jésus y recourt souvent.

Cet exposé sur le Royaume des cieux, à l’aide de paraboles, s’achève par la petite conclusion sur le neuf et l’ancien. Il peut s’agir de la lecture des deux Testaments, comme dans notre liturgie, et de leur actualisation pour nous.

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