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« LAISSEZ-VOUS RECONCILIER AVEC DIEU »

Le temps du Carême nous appelle à revenir vers le Seigneur dans nos pensées, nos actes, nos décisions.

Encore faut il prendre conscience de nos écarts, de nos oublis, de nos ruptures par rapport à ses appels.

Il faut pour cela prendre un peu de temps avec Lui et se laisser « scruter » par sa parole, sa lumière.

En un mot, faire la vérité de sa vie. Repérer ses obscurités.

 

«Qui fait la vérité vient à la lumière » JN 3

La démarche du  sacrement du Pardon et de la Réconciliation est une occasion propice et favorable.

Tout baptisé  est tenu de se confesser au moins une fois l’an , dit la règle de l’Eglise.

C’est une nécessité, une chance, une grâce .

Une nécessité car « on ne peut laisser s’encrasser la conscience humaine ni donner à penser avec le monde que le péché n’existe pas ..»

Une chance, car l’aveu personnel de ses fautes libère la parole et structure humainement .

Une grâce, car  la réconciliation est un don de Dieu pacifiant ..

Que ce sacrement soit donné lors de célébrations communautaires ou dans une confession individuelle, l’aveu loyal de ses fautes à un prêtre, signe  du Christ  qui pardonne et guérit, est requis.

 

A celui qui le reçoit, il est demandé :

-la contrition réelle de ses péchés et non la justification et l’excuse minimisante :

« oui, je reconnais.. je regrette.. C’est moi, c’est  ma faute.. »

-l’aveu sincère de ses fautes : mettre des mots sur les choses, les faits..les situations.

-l’absolution donnée par un prêtre : au nom du Christ, il donne le pardon : « je vous pardonne vos péchés »

-la volonté de ne pas recommencer,  de faire des efforts, de réparer si possible et d’en prendre les moyens avec la grâce de Dieu.

 

Il s’agit  pour chacun de retrouver l’esprit et la vérité de ce sacrement.

De prendre progressivement nos distances face à des attitudes trop faciles ou mercantiles devant Dieu.

De libérer la parole muselée de l’aveu personnel car à force d’être entravée elle tourne en culpabilité, irritation, dépression ou impudeur.

Il ne faut pas alors s’étonner du succès des psychiatres et  des psychologues.

N’en restons pas à des formulations infantiles ne correspondant plus à la réalité de nos vies d’aujourd’hui.

L’aveu humble et précis a en lui la force de faire vaciller la statue avantageuse que nous nous sculptons de nous-mêmes.

Prépararons-nous à la question de Jésus, posée avec amour et confiance : « Que veux tu que je fasse pour toi ? »

N’avons-nous rien à demander, à attendre pour raviver notre vie de foi, notre relation à Jésus ?

Dans l’histoire des grandes  conversions, on remarque que  le sacrement du Pardon a joué un rôle décisif, a été une étape déterminante : ex de Charles de Foucauld.

 

Le sacrement du Pardon est proposé dans notre paroisse.

Mais on demande des pécheurs !

 

Père Dominique Sentucq

Edito 11 mars 2018

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